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Lieu de prise de vue = Tourfan à Hami
Au sud-ouest des stūpa III et IV s’étend une zone peuplée de tombes musulmanes. Au-delà se trouve l’ancienne ville de Laptchouk. Bâtie sur une terrasse aménagée dont les parois ont servi à rehausser la hauteur des murailles, elle a un plan à peu près carré. Deux portes se devinent au sud-ouest et nord-est. Au nord-est se dresse une haute tour carrée massive. Si l’on se réfère à la fig. 262 de Stein (Innermost Asia, t. III), le bâtiment élevé avec une ouverture – que l’on aperçoit…
Paul Pelliot quitte Liaodun, 瞭墩, en compagnie du docteur Vaillant le 21 janvier pour Sandaolingzi, 三道嶺子 (préfecture de Hami, Hami diqu, 哈密地區) et les mines de charbon des environs (
Le stūpa IV (II de Stein) est posé sur une haute terrasse double. La coupole est encore en place, mais détruite du côté sud. On y accédait aussi par un escalier à rampe autrefois voûté.
En reprenant la route depuis Liaodun en direction de l’est puis du sud-est, ils arrivent environ 40 km plus loin au lieu-dit Toghachi, Sanpu/Sanbao, 三堡, où ils font étape et où Pelliot reçoit d’un vieil homme affable de nombreux renseignements sur la région. Le lendemain, ils partent visiter Qaratube et Laptchouk avec ce vieil homme pour guide. En tournant plein sud depuis Toghachi sur le chemin de Laptchouk, ils atteignent quelques kilomètres plus loin une rivière, le Subachi…
Les ouvriers ne sont pas très nombreux et le rendement est faible. La tranchée est ouverte est-ouest. L’inclinaison des filons est nord-sud et ils demandent, après ceux que l’on atteint à 10 m de profondeur, un creusement plus profond qui est empêché par l’eau qui affleure. Cette mine a pour nom « la mine d’après », Houyao, 後窯. Voir
Photographies prises depuis les côtés sud-sud-est. Ni le stūpa III ni le stūpa IV (
Vaillant est retourné seul à Qianyao le 22 janvier. On y a tenté une exploitation en galerie, mais cette galerie est alors envahie par l’eau. La couche de glace ne lui a pas permis de l’explorer bien loin, néanmoins il pense qu’elle devait bien continuer sur 200 m.
Toujours plus au sud, à 20 li (environ 10 km) après Toma, on tombe sur une plaine couverte de ruines bouddhiques qui sont les vestiges de l’ancienne Nazhi, 納職, le nom de Laptchouk dans les anciens textes chinois, actuellement Sipu, 四堡. Sur une terrasse carrée naturelle, les stūpa ont, plus ou moins bien conservée, une coupole obtenue par encorbellement avec aux quatre angles « des portions d’arcs en ogive poursuivis jusqu’à ce que la coupole puisse reposer sur sa base carrée »…
Cette mine abandonnée à cause de l’eau est une longue tranchée de chaque côté de la route. Elle était cependant beaucoup plus importante que Houyao.
Qianyao, 前窯, « la mine d’avant », porte ce nom soit parce qu’elle se trouve beaucoup plus près de Liaodun, soit parce qu’elle est abandonnée.