Catherine Delacour & Jean-Pierre Drège
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Kyzyl, grotte K3
Charles Nouette

Commentaire

La grotte des hippocampes est la troisième du flanc nord d’une des deux mini-gorges, celle de l’ouest, donnant naissance à la grande gorge, ou bien la première si l’on se place à l’endroit où les deux mini-gorges n’en forment plus qu’une. En se reportant au cliché AP7513, on regarde le flanc nord de la mini-gorge depuis le flanc sud-ouest. Par conséquent, la grotte 118 doit être une de celles qui se trouvent au plus près de la bifurcation. C’est une grande salle rectangulaire dont l’espace devant sa porte à deux fenêtres était muni d’un avant-toit plat formant une sorte de terrasse-antichambre dont il ne reste que les traces. Le sol à l’intérieur est plus bas qu’à l’extérieur, les murs présentent un certain fruit et la voûte est en berceau transversal. Une large bande décorative le long des murs de la porte et de celui du fond qui lui fait face les sépare de la voûte avec son décor de montagnes (AP7446-47). Les lunettes, au-dessus des deux autres murs, sont peintes (AP7444-45). Tous les murs à l’exception de celui du fond, à gauche sur le cliché, ont perdu leur décor peint et sont couverts de graffites en koutchéen et chinois ou bien griffonnés. La peinture du mur du fond, encadrée de bandes décoratives multiples, est placée au milieu. Elle n’a pas été photographiée, mais selon Grünwedel (Altbuddhistische Kultstatten in Chinesische Turkistan, p. 122), il pourrait s’agir de la demande en mariage adressée par l’intermédiaire d’un brahmane agenouillé aux pieds du roi Anjana, père de Māyā (chin. Moye, 摩耶), par le roi Suddhodana. La lunette sur ce cliché est celle du mur est. Elle est séparée en deux registres. Le premier représente un prince assis, l’air pensif, entouré de musiciens et écoutant un personnage agenouillé à ses côtés. En dessous, le même prince, dans son palais, sur un lit de repos est en train de mourir, son épouse et les suivantes pleurent, de l’autre côté des médecins tâchent de le soulager. Toujours selon Grünwedel, le prince est un bodhisattva du ciel des Tuṣita (chin. Doushuaitian, 兜率天) à qui l’on apprend que son temps en ce lieu prend fin et qu’il renaîtra sous la forme d’un éléphant blanc. Celui bien sûr, qui pénétrera dans le flanc de la reine Māyā lui faisant mettre au monde le Buddha historique, le prince Siddhartha.

Bibliographie

Grünwedel, 1912, p. 122.

Index

Localisation de la prise de vue :
ChineXinjiangKoutcha (région de)Kizil

Numérotation Pelliot : K3, 118

Index iconographique :
Architecture : grotte ; inscription : graffiti ; peinture murale

Photographies liées
Copyrights

Étapes de publication :
Catherine Delacour, 15 mars 2023, rédaction de la notice pour première publication.

Pour citer cet article :
Catherine Delacour, « 423 » dans Catalogue des photographies de la Mission Pelliot en Asie centrale (1906-1909), mis en ligne le 15 mars 2023. https://guimet-photo-pelliot.fr/notice/notice.php?id=409
© Réunion des musées nationaux – Grand Palais, 2023

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